Il y a deux réalités dans ce cycle naissant de Juan Antonio Pizzi à la tête du Racing. La première est que le niveau de l’équipe, malgré cinq matches invaincus, est encore loin d’être idéal. La seconde, qu’à chaque fois qu’il trouvait une erreur, il n’attendait même pas un match pour décrocher une main. S’il y a quelque chose que le DT critiqué de l’Académie doit être reconnu, c’est qu’il continue de chercher des variantes. Après le 2-4 contre Godoy Cruz, il en a pris note et il semble qu’il mettra la main dans la classique. Au-delà du retour de Darío Cvitanich, qui le ferait pour le jeune Iván Maggi, le changement le plus marquant est celui de Lucas Orban pour Ignacio Piatti, isolé par Covid-19. Pizzi aurait pu se tourner vers des joueurs comme Melgarejo, Lovera ou Rojas pour maintenir le même schéma. Cependant, il fera appel à un autre défenseur central. Que recherchez-vous spécifiquement?

D’une part, le jeu d’Independiente l’obligera à être une équipe plus large. L’équipe de Julio César Falcioni, qui ne sera pas dans le Cylindre pour avoir infecté le coronavirus, joue 5-2-3 et tente de tirer le meilleur parti de la vitesse de Menéndez et Palacios, leurs extrêmes. Il est donc très probable que l’Acadé fera appel à une ligne de cinq pour que Cáceres et Mena jouent ces heads-up sans laisser la défense exposée. Comme le DT a fonctionné, l’une des clés pour s’imposer dans le classique sera de ne pas avoir l’air mal dans la dernière ligne comme cela se produisait constamment avant Godoy Cruz. Juan Antonio ne veut pas deux centres en ligne ou un cinq comme Kevin Gutiérrez qui est trop solitaire et exposé. D’où l’entrée d’Orban pour sacrifier un milieu de terrain créatif.

Ainsi, avec Eugenio Mena comme le joueur le plus flexible, la défense oscillera entre une ligne de quatre en attaque (avec Mena ajoutée au milieu du terrain) et cinq sans le ballon. C’est du moins ce que le DT imagine et teste jusqu’à aujourd’hui, jeudi, à peine 48 heures après son passage sur le terrain. L’autre variante est un 4-4-2 plus rigide, avec Orban sur l’aile et Mena l’aidant un peu plus tard. Son idée, cependant, n’est pas d’attendre aussi longtemps qu’il l’a fait au Monumental. Ce n’est que l’intention de revenir pour avoir une solidité offensive et de là commencer à devenir fort dans le jeu le plus important du semestre pour tout le monde Racing.

Pour cela, il sera essentiel que le reste des joueurs atteigne le contrôle du ballon et permette à l’équipe d’avancer des mètres. Miranda, Chancalay, Copetti et Cvitanich seront chargés de blesser Independiente. Un match tactique est attendu, avec des duels individuels sur les côtés et avec le défi de voir qui l’emporte.

Non confirmé, mais sans beaucoup de place pour les variantes de dernière minute, le 11 du Racing serait Gabriel Arias; Juan Cáceres, Nery Domínguez, Joaquín Novillo, Lucas Orban et Eugenio Mena; Tomás Chancalay, Kevin Gutiérrez et Leonel Miranda; Darío Cvitanich et Enzo Copetti.

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Mena, le joueur sauvage de Pizzi
Cvitanich et la chance de revenir dans un classique

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