Les Toronto Raptors, champions en titre, ont dominé les Philadelphia Sixers dans la nuit de lundi à mardi (101-96). Un succès acquis en empêchant Joel Embiid de marquer.

C’est une grande (et triste) première dans la carrière de Joel Embiid : l’intérieur des Philadelphia Sixers, qui tourne à un double-double de moyenne cette saison (22,8 points, 11,7 rebonds), n’a pas marqué le moindre point lundi soir à l’occasion du déplacement de son équipe chez le champion en titre, les Toronto Raptors (défaite 96-101). Un horrible 0 sur 11 au tir (0 sur 4 à trois points et 0 sur 3 aux lancers), accompagné de 13 rebonds, 2 passes et 4 balles perdues en 32 minutes.Au sortir de ce match difficile à vivre, le pivot camerounais n’avait aucune explication à avancer. « Je ne peux pas me permettre ça, a-t-il pesté. Je n’aurais jamais imaginé avoir à parler d’une soirée à zéro point mais c’est comme ça. Il y a des soirs où ça veut rentrer, d’autres pas. Des soirs chauds, des soirs froids. »Une meilleure contribution offensive aurait probablement permis aux Sixers de l’emporter, d’autant que ces retrouvailles entre adversaires des demi-finales de la conférence Est des derniers play-offs ont été très accrochées. Il y a quelques mois, la série (4-3) s’était achevée par un tir décisif de Kawhi Leonard, et avait laissé Embiid inconsolable.

Toronto a fini fort

Lundi, à l’orée du money-time, les visiteurs comptaient six points d’avance (94-88) mais ils ont terminé la partie sur un 13-2 encaissé, la faute notamment à Fred VanVleet (24 points, 8 passes) et Pascal Siakam (25 points, 7 rebonds). « Nous avons achevé le match avec huit stops consécutifs, s’est satisfait le coach des Raptors, Nick Nurse. C’est pas mal, surtout dans un match aussi serré. » « Nous aurions dû gagner ce match », regrettait de son côté Ben Simmons (10 points, 9 rebonds, 14 passes).

Fort de ce quatrième succès consécutif, Toronto affiche désormais un bilan (12v-4d) identique à ceux de Miami et Boston. Les trois franchises occupent les rangs deux à quatre. Cinquième (11v-6d), Philadelphie a mis un terme à une série après quatre succès. Joel Embiid aura clairement envie de se racheter mercredi soir, à domicile, face aux Sacramento Kings.

Source : https://www.lequipe.fr/Basket/Actualites/Nba-toronto-domine-philadelphie-joel-embiid-muet/1083777

Huitième victoire d’affilée pour les Milwaukee Bucks et les Los Angeles Lakers. Les deux franchises ont toutefois souffert pour s’imposer, respectivement face aux Utah Jazz (122-118) et chez les San Antonio Spurs (114-104). Giannis Antetokounmpo (50 points) a cartonné.

Le joueur : Antetokounmpo sort le grand jeu

L’absence de Rudy Gobert (cheville) dans la raquette du Utah Jazz a-t-elle rendu la tâche plus facile pour Giannis Antetokounmpo lundi soir ? Probablement, mais pas seulement. Le « Greek Freak » s’est fendu de 50 points – deux points de moins que son record personnel (52) – et a porté son équipe vers un court succès (122-118), le huitième de rang pour le leader de la conférence Est (14 v.-3 d.). « On a tout tenté contre lui, soulignait le meneur du Jazz, Mike Conley (6 points à 2 sur 10). Tout le monde a défendu sur lui. On a fait des prises à deux et il a réussi ses actions loin du post. Il est allé sur la ligne des lancers (13 sur 19). Il a mis ses tirs de loin, ce qui a rendu les choses encore plus difficiles. Je suis fier de la manière dont on a défendu et dont on l’a éloigné des rebonds, mais il était trop grand, trop long. »

Un hommage appuyé et mérité, semble-t-il, puisque même le héros de la soirée est sorti émerveillé du déroulement de la partie : « Je suis impressionné, je ne vais pas vous mentir. Un énorme match. Mon deuxième à 50 points au moins et le faire sans perdre le moins ballon, c’est génial. » Un match de MVP, tout simplement.

La série : c’est aussi le grand huit pour les Lakers

Les deux leaders de conférence, Milwaukee et les Los Angeles Lakers, partagent un point en commun : ils n’ont plus perdu depuis huit matches. Une série que les Angelins (15 v.-2 d.) ont prolongé sur le parquet des San Antonio Spurs (114-104), dont le succès chez les New York Knicks après huit défaites de rang, n’aura été qu’une courte embellie dans un début de saison morose. Face à LaMarcus Aldridge (30 points, 5 rebonds) et DeMar DeRozan (24 points, 4 rebonds, 5 passes), LeBron James a livré un gros match (33 points à 13/24, 14 passes), bien aidé par le double-double d’Anthony Davis (19 points, 12 rebonds, 6 passes). La belle image de la soirée restera également l’ovation réservée à Danny Green (6 points, 9 rebonds), ancien joueur de la franchise texane (champion NBA avec les Spurs en 2014). Carmelo Anthony s’est fendu de 25 points pour Portland face à Chicago tout en permettant à son équipe de l’emporter (117-94). L’ailier a même terminé meilleur marqueur des Blazers, devant C.J. McCollum (21 points).

Les Frenchies : premier panier pour Hoard

Huit Français étaient concernés par les onze matches au programme de la nuit dernière et seulement trois ont foulé les parquets. Crédité de 25 secondes de jeu (pour un rebond) le 10 novembre avec Portland, Jaylen Hoard (qui bénéficie d’un contrat « deux voies » avec la franchise) a eu droit à quatre minutes sur le parquet des Chicago Bulls, une fois le match plié. L’ailier en a profité pour inscrire son premier panier en NBA, le dernier de la partie (117-94), tout en ajoutant un rebond et une interception à sa ligne de statistiques. Adam Mokoka ne faisait pas partie de l’effectif des Bulls pour la rencontre.

Sur le parquet des Detroit Pistons, qui se sont passés de Sekou Doumbouya, Evan Fournier a inscrit 17 points mais a été plus maladroit que lors de ses dernières sorties : 5 sur 16 (dont 0 sur 5 à trois points). Son équipe a concédé une dixième défaite cette saison (6 v.-10 d.) face à un adversaire moins bien classé (6 v.-11 d.). En dix-neuf minutes passées sur le parquet, Nicolas Batum a fait un peu de tout pour les Charlotte Hornets (3 points à 1/5, 2 rebonds, 4 passes, 3 interceptions) mais cela n’a pas suffi à son équipe pour s’imposer chez le Miami Heat (100-117). Timothé Luwawu-Cabarrot n’a pas été utilisé par les Brooklyn Nets, tout comme Vincent Poirier avec Boston.

Et aussi… Toujours privés de Kyrie Irving, les Brooklyn Nets se sont imposés de justesse à Cleveland (108-106), sur un panier de Spencer Dinwiddie (23 points) à 1”9 du buzzer. Les Indiana Pacers ont facilement dominé les Memphis Grizzlies (126-114) tandis que Boston, sans Kemba Walker (blessé au cou), a galéré face aux Sacramento Kings (103-102) de Buddy Hield (41 points). Malgré Trae Young (37 points, 9 passes), les Atlanta Hawks se sont inclinés à domicile face aux Minnesota Timberwolves (113-125). Muets sur les trois dernières minutes de leur match, les Golden State Warriors ont cédé face à l’Oklahoma City Thunder au Chase Center (97-100).

Source : https://www.lequipe.fr/Basket/Actualites/Nba-le-grand-huit-pour-les-milwaukee-bucks-et-les-los-angeles-lakers/1083778