Douze ans plus tard, le Tour de France féminin est sur le point de renaître de ses cendres. Avec une version allégée par rapport aux premières éditions. Les 132 participantes ont au programme huit étapes entre Paris et la Planche des Belles Filles et quelques grosses rencontres, de quoi faire le bonheur de Marion Rousse, nommée l’automne dernier directrice de ce nouveau Tour de France féminin.

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L’ancien champion de France regrette également de ne pas avoir eu la chance de piloter une telle course. “Honnêtement, j’aurais adoré faire ça. Pour t’expliquer le look du Tour de France, pour t’expliquer que c’est une course qui est particulière, il faut savoir que quand tu passes dans la rue, quand quelqu’un t’arrête, tu te renseignes sur ton parcours et tu dis que tu Si vous êtes cycliste professionnel, la première question qui vous vient à l’esprit est “Ah, mais si vous êtes cycliste, vous avez fait le Tour de France”. Du coup, je ne me suis pas senti légitime parce que le Tour de France n’existait pas pour nous.” a-t-elle expliqué, émouvante, sur le plateau de A vous de jouer, jeudi.

Pour toutes les petites filles

Pour les coureurs, la situation a maintenant changé. “Je suis contente, je suis fière d’être à ce poste et de savoir que toutes les petites filles qui seront assises devant leur télévision pourront un jour rêver et penser à faire le Tour de France”a-t-elle ajouté, impatiente d’être au départ de cette Grande Boucle féminine le 24 juillet,

Une carte riche

Et le spectacle doit être là bientôt. « Pour moi, la première étape importante est entre Reims et Épernay. La fin de cette étape sera difficile, avec le Mont Bernon et l’arrivée à Épernay. Ce sera un premier rendez-vous pour les prétendants au classement général, avec une étape difficile. a-t-elle expliqué cet automne, ajoutant à propos de la prochaine étape entre Troyes et Bar-sur-Aube : « L’étape est sur des chemins blancs au milieu des vignes. Il y aura quatre pistes blanches, pour un total de 12,9 kilomètres, chaque piste ayant un niveau de difficulté. Ce sont des passages difficiles, jamais à plat, toujours en montée ou en descente, et il faudra réussir car il y a plus de risque de crevaison.

Nous finirons en apothéose

Et après une cinquième étape de 175 kilomètres, qui a obligé les organisateurs à demander une dérogation à l’UCI compte tenu de sa longueur inédite, les participants auront rendez-vous avec la montagne. « On finira en apothéose avec une finale au sommet, la seule de ce Tour, dans la Planche des Belles Filles, et avant cela le Ballon d’Alsace, premier col à franchir le Tour de France. Les filles courent depuis une semaine déjà. Evidemment cette arrivée sera terrible, avec 7 kilomètres à presque 9% de moyenne, jamais de plat, parfois des pourcentages à 24%, dit-elle encore. Vu l’étape c’est un coureur qui sera bon au classement général qui l’emportera ce jour-là. †

Etape 1 : Paris Tour Eiffel – Champs-Elysées (82 km)
2ème étape : Meaux – Provins (135 km)
3ème étape : Reims – Epernay (133 km)
4ème étape : Troyes – Bar-sur-Aube (126 km)
5ème étape : Bar-le-Duc – Saint-Dié-des-Vosges (175 km)
Etape 6 : Saint-Dié-des-Vosges – Rosheim (128 km)
Etape 7 : Sélestat – Le Markstein (127 km)
Etape 8 : Lure – La Super Planche des Belles Filles (123 km)

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